Éboulement de Afaahiti, le point heure par heure
Tahiti, le 26 novembre 2025 – Un important éboulement s’est produit ce mercredi matin vers 5 heures à Afaahiti. Ce dernier a emporté deux maisons. Les recherches portent sur neuf personnes.
6 heures : Un important éboulement s’est produit ce mercredi matin, vers 5 heures, au fond du quartier bordant l’ancienne piscine Te Honu. À 6 heures, selon les premières informations recueillies sur place, au moins deux maisons avaient été ensevelies ou emportées. Les opérations de recherche sont en cours par les pompiers de Taiarapu-Est renforcés par les casernes voisines, en lien avec la Direction de la protection civile (DPC) et sous protection de la gendarmerie, pour retrouver des occupants. À cette heure, selon le maire de Taiarapu-Est, au moins cinq personnes étaient impliquées.
9 heures : Les opérations de secours se poursuivaient à Afaahiti. « Les services de l’État sont pleinement mobilisés aux côtés de la commune, des pompiers et du Pays », informait alors le haut-commissariat dans un communiqué relatif au glissement de terrain. « Des équipiers spécialisés en sauvetage déblaiement et des moyens matériels spécifiques sont engagés afin de déterminer si des victimes ont été ensevelies ». Un hélicoptère Dauphin des Forces armées en Polynésie française (FAPF) a été mobilisé pour appuyer les opérations de secours au sol. Selon le Pays, deux maisons sont ensevelies, 12 foyers ont été évacués et ce sont 9 personnes qui manquent à l’appel.
Le poste de commandement de crise du haut-commissariat est activé. La cellule d’information du public est opérationnelle : elle est joignable au 444 210 pour répondre aux appels de la population sur l’évènement en cours. A 10 heures, un point presse avec le haut-commissaire et le président était annoncé.
10 heures : Un éboulement de 200 mètres de large sur 30 mètres de hauteur s’est déversé sur deux maisons, emportant l’une d’entre elles. Une quarantaine de pompiers du sud de Tahiti et de Pirae sont engagés dans les recherches avec une quinzaine de gendarmes mobilisés pour sécuriser la zone, ainsi que le Samu.
Neuf personnes sont susceptibles d’être présentes dans les décombres. Tandis que plusieurs répliques ont déjà eu lieu, les investigations sont menées avec « prudence » avec des pelleteuses, deux chiens militaires, un radar et une caméra endoscopique. « Rien n’est stable, ça va prendre énormément de temps : il en va de la sécurité des gens qui interviennent et des gens qui sont potentiellement à l’intérieur », précise le haut-commissaire, Alexandre Rochatte, accompagné du président Moetai Brotherson et des responsables des équipes de secours, qui envisagent déjà de rester sur place pendant 24 à 48 heures, voire plus.
En parallèle, 12 maisons ont été évacuées par mesure de sécurité : les familles sont prises en charge par la commune de Taiarapu-Est et les services du Pays, dont la DSFE et l’OPH, ainsi que par une cellule d’aide psychologique.
À ce stade, les circonstances de l’accident ne sont pas encore connues. Des études et une enquête seront menées.
11 heures : Selon l’un des six chauffeurs de drague, des engins ont été emportés par un nouvel éboulement sans faire de victime. « On sait qu’on prend des risques, mais il faut bien sortir les gens de là-dessous ! On attend le feu vert pour continuer à intervenir ».
Ce nouvel éboulement « confirme l’instabilité du terrain », précise le haut-commissariat dans un communiqué. « Par mesure de sécurité, le périmètre d’interdiction d’accès au site a été étendu. Le poste de commandement opérationnel, le poste médical avancé et tous les services mobilisés se sont mis en sécurité à distance du site, dans l’attente d’une réévaluation de la situation, afin d’assurer la sécurité des intervenants ».
Les autorités appellent la population à respecter strictement les consignes de sécurité et à ne pas se rendre sur place pour ne pas gêner les opérations de secours.
13h30 : La Présidence informe que par mesure de sécurité, les opérations de sauvetage sont temporairement suspendues suite au second éboulement constaté à 11h. Le site a été évacué ainsi que les habitations et servitudes situées à proximité du bloc de montagne impacté. Une évaluation approfondie est en cours pour préciser les risques et des renforts supplémentaires ont été mobilisés afin de sécuriser le secteur pour encore plusieurs jours d’opérations. De son côté, le haut-commissariat indique qu’un centre d’accueil des familles a été mis en place au parc Teaputa de Taravao, à côté de la gendarmerie. Il est rappelé à la population d’éviter de se rendre sur les lieux ou à proximité. La cellule d’information du public reste ouverte au 444 210 pour répondre à toutes vos questions, accompagner les familles et recueillir tout signalement.
15 heures : Les recherches viennent de reprendre.
15h30 : Selon nos informations sur place, deux corps viendraient d’être extraits des décombres des maisons ensevelies par l’éboulement de ce matin.
17 heures : Quatre corps sans vie ont déjà été retirés des décombres des maisons enfouies. Selon nos informations, les recherches vont se poursuivre jusqu’à la tombée de la nuit. La décision sera prise ensuite de poursuivre ou non, en raison des risques de nouveaux éboulements qui pourraient survenir dans la nuit. De plus, par un communiqué envoyé aux rédactions , la procureure de la République, Solène Belaouar explique avoir ouvert « dès ce matin une enquête judiciaire du chef d’homicide involontaire afin de déterminer les circonstances ayant conduit à un éboulement touchant plusieurs habitations à Afaahiti ». Cette enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie nationale en Polynésie française. Pour l’heure, le parquet confirme la découverte de quatre corps sous les décombres. « Il s’agit de deux hommes et deux femmes, tous adultes », précise le communiqué. Quatre autres personnes sont encore recherchées, dont un enfant.
18 heures : Les opérations engagées depuis ce matin pour retrouver les personnes portées disparues à la suite de l’éboulement survenu à Afaahiti se poursuivent. Les recherches se poursuivront tout au long de la nuit, tant que les conditions météorologiques et de sécurité du site le permettent. Les autorités rappellent à la population de ne pas se rendre sur place et de respecter strictement les consignes de sécurité, afin de ne pas gêner l’action des secours. La Cellule d’information du public (CIP) est activée pour informer les familles et la population. Elle est joignable au 444 210.
19 heures : Le président du Pays, Moetai Brotherson, a annoncé sur l’antenne de Polynésie première que les drapeaux seront mis en berne jeudi matin sur toute la Polynésie française, qu’une minute de silence sera observée à l’assemblée et qu’une messe œcuménique sera dite prochainement.
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